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Le Voyage Chimérique/Goin' Down The Road (1970)

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Stéphane Dumas

Messages : 9869
Date d'inscription : 07/07/2012

Le Voyage Chimérique/Goin' Down The Road (1970) Empty Le Voyage Chimérique/Goin' Down The Road (1970)

Message par Stéphane Dumas le Mer 14 Oct - 20:20

Film Canadien sorti en salles en 1970, la VF avait déjà été diffusé dans le cinéma d'après-midi à Radio-Canada, la dernière fois au début des années 1980. 
https://en.wikipedia.org/wiki/Goin%27_Down_the_Road
https://canadianfilmday.ca/fr/film/goin-down-the-road-le-voyage-chimerique/
https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/goin-down-the-road


Synopsis

Goin’ Down the Road relate les prouesses amusantes quoique pathétiques de deux chômeurs des Maritimes, Pete, interprété par Doug McGrath, et Joey, interprété par Paul Bradley, en route pour Toronto  où ils veulent faire fortune. Les postes prestigieux de leurs rêves ne sont malheureusement pas au rendez-vous et ils se voient contraints d’accepter des emplois subalternes, mal rémunérés, dans une usine de bouteilles et dans un lave-auto. Joey épouse une serveuse, qui est enceinte de lui, et emménage dans un appartement meublé à crédit. Pete a, de son côté, des ambitions plus élevées qui sont également déçues. Lorsque leurs emplois saisonniers prennent fin, ils sont obligés de partager le même toit. En désespoir de cause, ils décident de cambrioler un magasin à Noël. Là encore, ils échouent après avoir saboté cette ultime tentative. Désespérés, ils prennent la route vers l’Ouest.

Contexte

Documentariste  chevronné ayant travaillé pour CBC , Don Shebib conçoit son film, à l’origine, comme un documentaire d’une heure sur les migrations professionnelles du Canada atlantique  vers l’Ontario  durant les décennies de l’après-Deuxième Guerre mondiale . Il déclare à l’occasion d’une entrevue en 1978 : « Le film s’inspire de l’expérience vécue de l’un de mes cousins du côté de mon père […] Parti à Toronto alors que j’étais encore au collège, il a passé un mois ou deux avec nous. Mon cousin a intégralement vécu les mésaventures de nos deux héros et c’est en l’observant que j’ai construit mon film. »
N’ayant pas réussi à réaliser son documentaire, Don Shebib entame une collaboration avec le scénariste William Fruet, un collègue de l’émission The Way It Is sur CBC, à partir de laquelle le scénario évolue vers un long métrage de fiction. Le film est tourné sous la direction photo de Richard Leiterman, un acteur essentiel de la révolution documentaire des années 1960 avec à son actif la direction photo de nombreux documentaires, notamment Un couple marié  d’Allan King  en 1969. L’équipe de tournage, réduite à trois personnes, Don Shebib, Richard Leiterman et l’ingénieur du son James McCarthy, réalise le film en 16 mm grâce à une subvention de 19 000 $ de la Société de développement de l’industrie cinématographique canadienne (SDICC), qui vient de naître et qui deviendra Téléfilm Canada . Le budget total du film s’élève à 85 000 $.

Analyse

Goin’ Down the Road reprend le thème de la route vers l’Ouest empruntée depuis toujours par les gens des Maritimes pour se rendre d’abord à Toronto, « cœur » du Canada anglais, puis vers l’Ouest où ils grossissent les rangs des travailleurs itinérants sous-payés. L’authenticité documentaire, le réalisme social et la sensibilité artistique fusionnent dans le film avec l’un des centres d’intérêt majeurs de Don Shebib documentariste : l’amitié et la création de liens affectifs entre hommes.
Les protagonistes du film, Pete et Joey, deux prolétaires excentriques, entrent dans la tradition des antihéros des films d’errance, mettant en vedette l’amitié entre gars, sortis en Amérique du Nord dans la foulée du succès phénoménal d’Easy Rider en 1969. Cependant, Goin’ Down the Road va plus loin en décrivant, avec une précision troublante, l’incarnation par nos deux « déclassés » du dilemme auquel sont confrontés de nombreux Canadiens anglais — comment construire une identité nationale unique en partant de sensibilités régionales exacerbées et d’identités de classes extrêmement diversifiées — et renvoyant par là même à ce que c’est que d’être Canadien.


Interview dans la langue de Shakespeare avec le réalisateur Don Shelib. 
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