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Jean-Pierre Mocky (1933-2019)

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Stéphane Dumas

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Message par Stéphane Dumas le Jeu 8 Aoû - 19:51

https://www.lemonde.fr/culture/article/2019/08/08/le-cineaste-jean-pierre-mocky-est-mort_5497761_3246.html


Il fut bien plus que la grande gueule que les chaînes de télévision adoraient inviter sur leurs plateaux pour stimuler les débats sur le cinéma ou la société. Il fut peut-être le plus inventif, le plus prolifique, le plus anarchiste des réalisateurs français. Il sauva, en son temps, l’honneur du cinéma comique populaire. Il fut l’unique et infatigable inventeur d’une sorte de série B nationale. Sa place dans l’histoire du cinéma a été singulière, à la fois au centre et dans les marges, sans que ces qualités ne soient chez lui contradictoires, mais bien au contraire cumulées, confondues. Ce fut un paradoxe vivant. Jean-Pierre Mocky est mort, jeudi 8 août, à l’âge de 90 ans, a annoncé sa famille.

Sa date de naissance est déjà tout un roman. De son vrai nom Jean-Paul Mokiejewski, il serait né à Nice le 6 juillet 1933, de parents émigrés polonais. Le père est juif, la mère catholique. Certaines biographies indiquent 1929 comme date de naissance, son père l’ayant vieilli pour lui permettre de voyager seul, prétendra-t-il.

Enfant, il fait une apparition comme figurant dans Les Visiteurs du soir, de Marcel Carné, en 1942, tourné en partie aux studios de la Victorine, à Nice. Commence pour lui, après-guerre, une prolifique activité de figurant puis de rôles secondaires dans le cinéma français des années 1950 (Orphée, de Jean Cocteau ; Le Paradis des pilotes perdus, de Georges Lampin ; Le rouge est mis, de Gilles Grangier ; Le Gorille vous salue bien, de Bernard Borderie).

Encouragé par Pierre Fresnay, il suit les cours de Louis Jouvet au Conservatoire d’art dramatique à Paris. Sa belle gueule aurait pu en faire un authentique jeune premier, mais le cinéma français de cette époque vit sur la gloire des vedettes du passé (Jean Gabin, Fernandel, Pierre Fresnay) et ne sait que faire de la plupart de ses nouveaux comédiens. Il tente alors sa chance en Italie et Antonioni lui confie peut-être le rôle le plus important de sa carrière d’acteur dans son sketch Sans amour dans Les Vaincus (I Vinti), en 1953.

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